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Quand il prend enfin le temps de jeter un oeil à son téléphone où les messages s’accumulent depuis quelques heures,

 le rythme de vie effréné de Jospin-Solo (c’est ainsi que sa mère l’a nommé) est soudain suspendu : “Maman est morte”.

 Jospin est un jeune citadin, homme-orchestre de la technique et de la promotion d’artistes musiciens et chanteurs. Son intensive activité d’agent et de réalisateur musical l’a depuis longtemps éloigné des lieux de son enfance et, peu à peu, de sa mère avec laquelle il échange de loin en loin.

 “Maman est morte”: voilà qui ne faisait aucunement partie des plans de Jospin !

Il doit recevoir le cercueil de sa mère et décide de conduire sa dépouille sur l’île où il s’est contruit à ses côtés.

 Commence alors un voyage mouvementé aux nombreux rebondissements.

De Toamasiona (anciennement Tamatave) à L’île Sainte Marie, Jospin et sa mère (en cercueil) parcourent cette partie de la côte est malgache tantôt en taxis-brousse, parfois en barque ou en bac (ces barges qui assurent la traversée des étendues d’eau), tantôt à pieds. Outre les péripéties du trajet, ce voyage cahotique est animé par le dialogue intérieur de Jospin-Solo avec sa mère et avec lui-même. Le souvenir de moments lumineux partagés avec celle qui lui a, par exemple, donné le goût de la mer et du chant des vagues se mêle à ses revêries.

 Yvan Prat, qui a connu les paysages qu’il décrit, accompagne le périple de ses personnages avec un humour bienvenu sans abîmer la belle gravité de ce récit d’un moment clé de vie comme en traversent régulièrement les humains.

 

Editions Dodo vole, 2015